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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 19:08

Si tu crois que je vais oublier notre petit rendez-vous annuel, tu te trompes.

Tu nous as fait la mauvaise blague de partir il y a sept ans (l'âge de raison, je sais. De déraison, dans ton cas), mais tu ne parviendras jamais à mettre sept ans, et même huit, dix, vingt, entre nous.

Depuis cette route meurtrière, nous sommes liés. Tu es toujours là, même si nous ne te voyons pas. Tu es dans l'air. Dans nos souvenirs. Dans notre tendresse. Dans nos coeurs. Et même, même dans nos esprits.

Je savais que tu avais de la suite dans les idées.

Bref. Depuis que tu es partie, l'agence a continué, bon an, mal an (je ne te cache pas que certains soirs, lorsque je ne ramais sur une feuille blanche, ta créativité m'aurait permis de renter plus tôt et de bien dormir).

Bref. Tu le sais de tes nuages : je me suis mis à écrire des livres. Petite lubie de vieillard de cinquante ans (c'était ça, ceci dit, ou une Ferrari ou le golf ou une...).

Bref. Depuis ces livres, le weekend, je vais en Salon, je rencontre des lecteurs, etc.

Figure-toi qu'il y a quinze jours, ton père était là. Il était  très beau. On a parlé. Il m'a dit qu'une page l'avait troublé dans mon dernier livre. La page 141.

J'ai ouvert le livre. Relu la page. Tout y était. Le pompier. La chanson de Dion.

L'église. Les âmes qui s'envolent. Les larmes qu'on garde pour plus tard.

Tu étais là. Malgré moi.

Tu étais vivante entre les entres lignes.

Tu es notre fantôme d'amour.

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Published by Quelle Belle Journée - dans L'humeur du moment
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